Ils sont nombreux ces régimes basés sur le comptage des calories ! Cela semble le passage obligé pour maigrir… Mais intellectualiser autant la nourriture n’est pas naturel, physiologique et surtout intenable sur du long terme ! Récupérer votre santé et trouver la paix avec la nourriture passera par l’absence de comptage des calories et la suppression des balances tant pour vos aliments que pour vous-même !

La culture diététique montre une vision bien trop réduite de la nourriture en quantifiant et comparant les aliments à des chiffres. Ce paradigme coupe la connexion innée entre notre corps et la nourriture. La privation inhibe ce lien vers l’alimentation intuitive et le plaisir de manger. Compter les calories, peser ses aliments ne fait que nous éloigner d’une vie en santé, pleine de joie et d’une silhouette harmonieuse durable ! Redonnez le pouvoir à votre corps. Faites-lui confiance ! Il est temps de construire des bases solides pour votre santé et votre bien-être pour la vie.

En tant que Nutritionniste, voici les étapes qui vont vous permettre de sortir du cercle des régimes et d’ainsi retrouver un sentiment d’épanouissement dans votre relation avec la nourriture et votre corps !

1. Observez et prenez conscience du schéma qui se répète.

La première étape pour créer un changement durable consiste à observer votre comportement et à mettre le doigt sur des similitudes passées et donc des schémas qui se répètent année après année ! Êtes-vous du genre à être obsédé par les calories ? A toujours regarder le tableau nutritionnel sur les paquets alimentaire ? Vous jetez-vous sur le dernier régime à la mode en vous disant que c’est la solution miracle qui vous manquait ?

2. Supprimez  tout ce qui vous rappelle les régimes

Abandonnez maintenant les régimes. Jetez ou donnez les livres de régimes, supprimez les comptes Instagram qui favorisent les régimes, la comparaison, le comptage des calories. Mettez loin de vous votre balance et arrêtez de peser les aliments !

Retirez de votre vocabulaire le mot régime, les yoyos d’excès et de restrictions ! Connectez-vous sur votre appétit afin de savoir quand vous êtes suffisamment rassasié pour arrêter de manger. Votre corps mérite ce genre d’attention.

3. Engagez-vous sur le chemin d’une vie en santé et créez de nouvelles routines saines.

Posez-vous avec un bon thé à la terrasse d’un café ou blotti dans votre canapé et prenez une décision de vie. Engagez-vous, à partir d’aujourd’hui, à emprunter le chemin d’une alimentaire saine, équilibrée et intuitive et d’y rester peu importe les difficultés et challenges de la vie.

Réfléchissez ensuite aux questions suivantes : Comment se déroule votre journée, votre semaine ? Comment aimeriez-vous idéalement que vos journées se déroulent ?

Mettez en évidence les difficultés autour de la nourriture qui nécessitent votre attention sur la journée et sur la semaine. Notez-les, essayez de comprendre quel comportement inconscient vous adoptez. Puis, créez-vous de nouvelles routines saines ! Par exemple, si vous avez tendance à grignoter quand vous rentrez du travail, planifiez des collations et sortez vous aérer ! Vous avez tendance à sauter le repas du midi ou à manger sur le pouce ? Accordez-vous 20 minutes pour manger un repas facile, sain et rapide ! Vous manquez de temps le soir pour cuisiner et vous allez à la facilité ? Accordez-vous un temps dans la semaine pour préparer vos diners à la l’avance !

Établissez des routines cohérentes avec votre vie et tenables sur le long terme ! Ne chamboulez pas tout du jour au lendemain !

Concentrez-vous sur l’alimentation, la qualité et mangez toutes les trois à quatre heures tout au long de la journée pour maintenir une glycémie stable et équilibrer votre humeur.

Vos habitudes alimentaires sont étroitement liées à vos habitudes de sommeil, alors assurez-vous de dormir suffisamment !

Augmentez aussi la variété des nutriments : l’objectif est d’ajouter plutôt que de restreindre ! Lors de vos achats alimentaires, essayez de vous rendre sur les marchés ou auprès de producteurs locaux et ajoutez au moins un nouveau fruit ou légume par semaine. Pensez également à sélectionner des aliments les plus naturels et moins transformés possible.

4. Mettez-vous à table avec joie et plaisir.

L’état d’esprit dans lequel nous mangeons affecte non seulement la quantité de nourriture que nous allons manger, mais aussi la capacité de notre corps à la digérer ! Le stress fait des ravages. Je me souviens avoir mangé en étant contrariée, 2h après le repas, je n’avais encore pas digéré, mon ventre était gonflé, je ressentais comme un poids au niveau de l’estomac et ce n’est qu’une fois le problème réglé et la contrariété passée que j’ai ressenti comme un nœud qui se dénouait et ma digestion qui commençait enfin ! Autrement dit : notre façon de manger et l’état d’esprit dans lequel nous mangeons sont tout aussi importants que ce qui se trouve dans nos assiettes.

Avant de vous mettre à table, veillez toujours à avoir des pensées positives sur vous et la nourriture. Prenez soin de ce moment privilégié qu’est votre repas. Que vous le mangiez seul, en famille ou entre amis, veillez à ce que le repas se passe dans la détente, sans écran, sans cri, sans stress et sans contrariété !

Soyez reconnaissant et faites l’effort de vous assoir à chaque repas.

Manger en pleine conscience est un cheminement qui vous entraîne à devenir conscient de chaque bouchée mais également conscient des signaux de votre corps pendant les repas. Vous réduirez ainsi l’alimentation émotionnelle et les frénésies alimentaires.

Adoptez une alimentation qui favorise l’auto-compassion plutôt que l’auto-punition !

5. Changez la façon dont vous parlez de nourriture.

En sélectionnant soigneusement les mots utilisés pour décrire vos repas, vous pourrez créer une relation plus douce et nourrissante avec la nourriture et votre corps.

Bien que cela soit vraiment ancré dans nos cultures, la notion de « bon » ou « mauvais » pour décrire la nourriture n’a pas sa place. Pourtant, le sentiment de culpabilité ou de honte qui accompagne la consommation d’un aliment soi-disant « mauvais » est bien plus néfaste pour notre corps et notre mental que l’aliment en lui-même.

Arrêtez de porter un jugement sur les signaux de votre corps ! Nous éprouvons tous un « type » de faim physique et émotionnelle, qui influence nos choix alimentaires. Réfléchissez à la valeur de votre repas, cette valeur sociale, émotionnelle, de convivialité, de partage et de plaisir !

Lorsque vous mangez une douceur, un plaisir, appréciez-le avec joie, détachement et sans culpabilité. Savourez chaque bouchée, en quantité raisonnable et rappelez-vous toujours que votre corps écoute ce que vous faites la plupart du temps ! Prenez soin des pensées qui apparaissent et si la culpabilité pointe le bout de son nez, dites-vous : J’ai confiance, mon corps sait gérer ce plaisir ! »

6. Abandonner la perfection !

Beaucoup d’entre nous croient en la perfection. Faites attention à cela, le parfait est l’ennemi de la réalité, du possible et du plaisir.

Ces mots ne pourraient pas être plus vrais en décrivant les derniers régimes à la mode mais cela ne fait que créer un déséquilibre et une mauvaise estime de vous ! Faites l’expérience de la réalité, du possible et du plaisir durant vos repas !

S’il vous plaît renoncez à l’envie de vous peser et au désir du poids parfait. Soyez en forme, en énergie, sain, éclatant et équilibré. Votre poids s’équilibrera lorsque vous cesserez de vous priver et de vous restreindre. Cette relation de paix avec la nourriture ne peut se produire que lorsque nous abandonnons l’illusion du « régime parfait ». Adoptez une approche douce de l’alimentation.

Soyez patient et doux avec vous-même mais ayez confiance… J’ai confiance ! Cela prendra du temps, je sais, mais c’est maintenant le bon moment pour commencer.